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title: "Le PPC à l’ancienne vs. le PPC à l’ère de l’automatisation et de l’IA générative"
serpTitle: "Le PPC à l’ancienne vs. le PPC à l’ère de l’automatisation et de l’IA générative"
description: "Une plongée approfondie dans l’impact de l’IA générative sur la gestion du PPC, les tendances de l’automatisation, l’adaptation des agences et l’évolution de la relation entre le référencement payant et le référencement naturel."
author: "Vimal Bharadwaj"
date: "2024-12-18"
url: "https://www.optmyzr.com/fr/ppc-town-hall/old-school-ppc-vs-ppc-in-the-era-of-automation-and-generative-ai/"
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# Le PPC à l’ancienne vs. le PPC à l’ère de l’automatisation et de l’IA générative

> PPC Town Hall 103

Une plongée approfondie dans l’impact de l’IA générative sur la gestion du PPC, les tendances de l’automatisation, l’adaptation des agences et l’évolution de la relation entre le référencement payant et le référencement naturel.

**Author:** Vimal Bharadwaj | **Published:** December 18, 2024

**Watch:** [YouTube Video](https://www.youtube.com/watch?v=X-1iGyBtS70)

**Apple Podcasts:** [Listen](https://podcasts.apple.com/us/podcast/old-school-ppc-vs-ppc-in-the-era-of/id1508399985?i=1000680860413)
**Spotify:** [Listen](https://open.spotify.com/episode/13To9fIacstarEruUZQHhL?si=QA3337O6QxqLgaRoearRTQ)
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## Description de l’épisode

Dans cet épisode, Sophie Fell, Directrice Paid Media chez Two Trees PPC, nous explique les grands changements que l’IA apporte à la recherche payante. Ayant elle-même toujours été un peu sceptique vis-à-vis de l’IA générative, Sophie parle franchement de ses sentiments mitigés à propos d’outils comme ChatGPT et de l’impact qu’ils ont sur le secteur. Elle se penche sur la perte de contrôle que nous subissons avec l’essor de l’automatisation et sur ce que cela signifie pour le PPC.

Sophie partage également des conseils pratiques sur la manière dont les agences peuvent se préparer à un avenir où l’automatisation occupe une place plus importante. Elle explique comment tirer le meilleur parti des nouveaux outils d’IA sans perdre la touche humaine qui a toujours été essentielle à un bon PPC.

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## Points clés de l’épisode

### 1\. L’IA générative transforme le PPC.

L’arrivée d’outils d’IA comme ChatGPT a créé une fracture dans le PPC. Alors que les jeunes professionnels du PPC s’y engouffrent sans hésiter, les experts plus expérimentés se montrent davantage sceptiques.

> *« Pour les membres de mon équipe qui ont une vingtaine d’années, ChatGPT est une seconde nature. L’un d’eux l’utilise même pour les prévisions et le ciblage d’audience »,* a déclaré Sophie.

Mais pour celles et ceux qui ont bâti leur carrière sur l’analyse manuelle et le contrôle, le changement est plus difficile.

> *« Je ne lui fais pas encore confiance. J’aimerais, mais personnellement, je ne suis pas encore prête. »*

Fred a souligné que ce scepticisme est justifié. Les modèles d’IA sont par nature prédictifs, ce qui signifie qu’ils hallucinent des réponses.

> *« Toute cette histoire de grands modèles de langage, tout est hallucination. C’est juste que certaines hallucinations s’avèrent exactes. »*

Le défi consiste à savoir quand faire confiance à l’IA et quand vérifier ses résultats.

### 2\. L’automatisation du PPC change la façon dont les agences travaillent.

Les professionnels du PPC ont longtemps compté sur des contrôles manuels, mais l’automatisation de Google rend ces contrôles de moins en moins pertinents.

> *« Nous devons nous habituer à perdre le contrôle manuel »,* a expliqué Sophie.

Performance Max, Smart Bidding et Responsive Search Ads (RSAs) reposent tous sur l’automatisation, et les annonceurs qui résistent risquent de se retrouver à la traîne. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faut remettre les clés sans réfléchir.

> *« Vous n’avez pas moins de leviers — vous devez simplement savoir lesquels actionner dans l’automatisation. »* — Fred

Pour les agences, cela signifie passer de l’exécution à la stratégie : aider les clients à définir les bons objectifs, à fournir les bonnes données et à laisser l’automatisation optimiser dans ce cadre.

### 3\. La qualité des données est essentielle.

L’un des plus grands risques de l’automatisation, ce sont les mauvaises données. Votre stratégie de Smart Bidding ne fonctionnera pas si le suivi des conversions est défaillant. Si la qualité de vos leads est médiocre, votre algorithme optimisera pour les mauvaises choses.

> *« Si vous constatez des leads de faible qualité, attribuez des valeurs à chaque étape de conversion — MQL, SQL — pour guider l’algorithme »,* a suggéré Sophie.

Fred a acquiescé, ajoutant que même des données imparfaites valent mieux que pas de données du tout.

> *« Même si vous ne connaissez pas la valeur exacte, indiquer ce qui est mieux est déjà utile. »*

Pour les annonceurs B2B, cela signifie cartographier le parcours client et attribuer des valeurs aux différentes actions afin que l’automatisation dispose des bons signaux.

### 4\. RSAs et épinglage : contrôler ou ne pas contrôler ?

Les RSAs offrent de la flexibilité, mais certains annonceurs résistent parce qu’ils ne font pas confiance à l’automatisation de Google. Sophie préfère laisser les RSAs fonctionner librement :

> *« J’essaie de ne pas épingler. Si nous utilisons les RSAs et le Smart Bidding, je préfère laisser Google faire son travail. »*

Mais de nombreuses marques ont encore du mal avec ce manque de contrôle. Fred a cité une étude récente d’Optmyzr qui a révélé que :

> *« Les annonces avec des niveaux de qualité d’annonce plus faibles ont en réalité tendance à mieux performer. »*

Google encourage les annonceurs à utiliser autant de titres et de descriptions que possible, mais dans certains cas, des annonces très contrôlées obtiennent de meilleurs résultats. L’essentiel est de tester, et non de suivre aveuglément les bonnes pratiques.

### 5\. Le SEO et le PPC convergent

À mesure que les résultats de recherche générés par l’IA deviennent plus courants, le débat traditionnel SEO vs. PPC évolue. Au lieu de se battre sur l’attribution, les agences doivent réfléchir à la manière dont le PPC peut alimenter les expériences de recherche pilotées par l’IA.

> *« Le SEO n’est pas en train de mourir, mais il change. Les marques doivent décider maintenant : optimisons-nous pour les résultats de recherche générés par l’IA, ou restons-nous sur l’ancienne approche ? »* — Sophie

Fred a souligné que la recherche pilotée par l’IA signifie que moins de personnes visiteront réellement les sites web. À la place, elles obtiendront toutes leurs réponses à partir des résumés IA de Google.

> *« Le rôle du SEO n’est plus seulement d’être un lien bleu sur la SERP. L’avenir consiste à optimiser pour les chatbots IA. »*

Pour les professionnels du PPC, cela signifie repenser la manière de mesurer le succès. Si moins de personnes cliquent sur les annonces mais que davantage convertissent, est-ce une réussite ?

La réponse dépendra de la capacité des agences à s’adapter.

### En résumé : s’adapter ou se laisser distancer

Le PPC n’est plus ce qu’il était. L’IA et l’automatisation réécrivent les règles, et les agences qui réussiront seront celles qui sauront travailler *avec* ces changements plutôt que contre eux.

Mais s’adapter ne signifie pas remettre le contrôle total à Google. Cela veut dire utiliser les bons outils pour guider l’automatisation, valider les décisions pilotées par l’IA et s’assurer que vos données travaillent *pour* vous.

> C’est là qu’intervient [Optmyzr](https://www.optmyzr.com/fr/). Qu’il s’agisse de structurer les données pour un Smart Bidding plus intelligent, d’identifier des opportunités d’optimisation ou de vous fournir les insights que l’IA seule ne peut pas offrir, Optmyzr vous aide à garder une longueur d’avance sans perdre le contrôle.

Car au final, il ne s’agit pas de choisir entre automatisation et stratégie, **il s’agit de les faire fonctionner ensemble.**

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## Transcription de l’épisode

**Frederick Vallaeys:** Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de PPC Town Hall. Je m’appelle Fred Vallaeys. Je suis votre hôte. Je suis également le CEO et cofondateur d’Optmyzr, un logiciel de gestion PPC. Pour l’épisode d’aujourd’hui, nous allons parler à Sophie Fell de TwoTrees PPC. Elle est un peu sceptique lorsqu’il s’agit d’IA générative, mais elle voit aussi que l’IA générative transforme en profondeur le PPC et le SEO. Nous allons donc l’écouter nous expliquer comment elle envisage l’avenir.

Ce qu’ils font pour se préparer à évoluer vers un monde plus génératif et comment rester performants en tant qu’agence. Et en tant que collaborateur d’agence. Sur ce, lançons-nous dans cet épisode de ppctownhall.

Bonjour Sophie, merci beaucoup de me rejoindre aujourd’hui.

**Sophie Fell:** Salut Fred. Merci de m’accueillir. Je suis très enthousiaste.

**Frederick Vallaeys:** Moi aussi. Alors, présentez-vous un peu aux gens, parlez-nous de Two Trees PPC, d’où vous êtes basée et de ce sur quoi vous travaillez.

**Sophie Fell:** Ça fait beaucoup. C’est une grande introduction. Donc oui, je suis Sophie. Je travaille dans le paid media depuis environ 10 ans maintenant. J’y suis arrivée par hasard, puis j’en suis tombée amoureuse très vite et je suis restée là depuis. Je suis basée au Royaume-Uni. Two Trees est basée à Sacramento, en Californie. Donc dans votre région. Et ce qui a commencé comme une agence locale relativement petite est devenu en quelque sorte une puissance mondiale du paid media et du PPC.

J’ai donc eu l’opportunité de travailler avec eux et je n’ai jamais regardé en arrière.

**Frederick Vallaeys:** Très cool. Alors, comment tombe-t-on dans le PPC par hasard ?

**Sophie Fell:** Quand j’avais 21 ans environ, je suis tombée dans la gestion des réseaux sociaux organiques. Je travaillais pour une startup et j’étais la personne la plus jeune de l’équipe, de 15 à 20 ans environ. Et ils m’ont dit : « Hé, tu utilises Facebook.

Pourquoi ne gères-tu pas nos réseaux sociaux ? » J’ai donc commencé comme ça, puis j’ai fait un peu de publicité sur les réseaux sociaux, et ils avaient une agence. Et dès que j’ai vu Google Ads et Google Analytics, c’était fini pour moi, je n’ai jamais regardé en arrière. Donc je suis arrivée là-dedans à cause de mon âge. Oui, et depuis, c’est moi.

**Frederick Vallaeys:** Eh bien, je suis content que vous soyez arrivée du côté PPC et analytique, parce que vous savez, c’est le côté cool de la défense.

**Sophie Fell:** Je l’ai toujours pensé, exactement.

**Frederick Vallaeys:** Mais le fait que vous étiez 15 ans plus jeune que les autres personnes dans l’entreprise et que vous étiez celle qui disait : oh mon Dieu, elle connaît Facebook. C’est tellement cool. Vous pensez que c’est encore comme ça aujourd’hui, ou pour TikTok, parce que moi je ne comprends pas TikTok.

**Sophie Fell:** Non, je ne comprends pas non plus.

Je veux dire, chez Two Trees, les membres de l’équipe qui comprennent TikTok ont seulement cinq ans de moins que moi. Je ne suis pas si vieille, quand même ? Mais ce sont les personnes de la Gen Z. Elles comprennent ça et connaissent les tendances. Elles savent quoi filmer, comment le filmer, etc. Cela leur vient très naturellement. Donc, de la même manière, je savais comment publier sur Facebook il y a 10 ans.

Vous savez, il y a aussi cette évolution maintenant, c’est certain.

**Frederick Vallaeys:** Et donc il y a cette évolution sociale, mais la révolution plus importante qui se produit en ce moment concerne évidemment l’IA générative, n’est-ce pas ? Et je ne sais pas comment vous le vivez. Moi, je suis tellement enthousiaste à propos de tout ce qui touche à la Gen AI, et je suis habitué à un monde du marketing digital qui évolue vite et à Google qui change toujours les choses.

Mais quand il s’agit d’OpenAI et de cloud et de Meta AI. C’est comme si tout allait encore plus vite que Google. Il y a des semaines où j’ai mal à la tête tellement j’ai essayé de nouvelles choses et où j’arrive encore à peine à suivre. Comment voyez-vous cela pour vous-même et pour l’agence ? La jeune génération s’y met-elle davantage, ou qui prend le leadership sur tout ce qui touche à la Gen AI ?

**Sophie Fell:** Oui, c’est une très bonne question, parce qu’en parlant encore de certains membres de mon équipe qui ont une vingtaine d’années, début ou milieu de vingtaine. Pour eux, leur entrée dans ce rôle et Chat GPT, par exemple, sont tout simplement une seconde nature. J’ai donc un membre de mon équipe qui utilise en fait Chat GPT pour les prévisions.

Comme le ciblage d’audience Facebook Meta, il l’utilise pour tout. Et évidemment avec cet élément humain aussi. Mais cela lui vient si naturellement de se tourner vers ChatGPT pour comprendre les bons prompts à utiliser et obtenir ces informations. Et moi, je me sens comme un dinosaure à côté. Vraiment.

Je ne lui fais toujours pas confiance. J’aimerais, mais personnellement, je ne suis pas encore prête.

**Frederick Vallaeys:** Et c’est logique. Et je pense que ce scepticisme est bien placé, non ? Parce qu’il hallucine. Et quelqu’un m’a expliqué en fait qu’il ne faut pas s’inquiéter de l’hallucination parce que toute cette histoire de grands modèles de langage, tout est hallucination.

C’est juste que certaines hallucinations n’ont pas de sens. Et d’autres sont du genre : oh mon Dieu, c’est parfaitement juste. Donc il y a toujours cette vérification des faits à faire, n’est-ce pas ? Et puis c’est aussi délicat, comme votre collègue qui fait des prévisions avec. Je parie qu’il utilise davantage les analyses avancées et le composant de type code interpreter, donc l’écriture en Python, qui fonctionne très bien.

Et je l’ai utilisé pour l’analyse de saisonnalité, et c’est magnifique ce qu’il produit. Mais là où j’ai souvent rencontré des problèmes, c’est quand on essaie de faire le pont et qu’on passe d’une analyse statistique en Python à son interprétation dans un modèle de langage sémantique. Là, ça s’effondre, parce qu’une fois qu’il passe par la voie Python, il reste dans la voie Python, et Python n’est tout simplement pas très bon pour la sémantique.

Et la sémantique n’est pas très bonne pour l’analyse de données. Donc faire le lien entre les deux, c’est encore là que je vois beaucoup d’erreurs se produire ou que les choses se dégrader.

**Sophie Fell:** Oui, je pense qu’il y a encore, et c’est pour ça que je ne suis pas encore à fond dans Chat GPT et tout ça, parce que je pense qu’on a encore besoin d’interaction humaine. Il y a aussi la partie de contrôle qualité humain. Et évidemment, vous savez, les modèles de langage et l’apprentissage, tout va grandir, tout va s’améliorer.

Je pense qu’une partie de moi est simplement ancrée dans la façon dont j’ai toujours fait les choses, ce qui n’est pas le meilleur exemple à suivre.

Donc quand mon collègue parle de faire des prévisions avec Chat GPT, la première fois qu’il me l’a dit, j’étais horrifiée. Je me suis dit : oh mon Dieu, qu’est-ce que tu veux dire, tu fais ça ? Mais encore une fois, c’est juste une seconde nature pour lui et pour cette génération, et ça fonctionne bien, donc je sais que je dois lui accorder un peu plus de confiance.

**Frederick Vallaeys:** Non, mais tout cela a du sens. Et ce que je trouve intéressant aussi, c’est que vous faites ça depuis si longtemps et que vous dites que vous avez votre processus, n’est-ce pas ? Et vous avez une routine que vous semblez suivre. Le problème, c’est que si vous étiez passée à l’IA générative, même il y a deux ans, quand Chat GPT a été lancé, vous lui auriez donné une tâche et elle serait revenue avec quelque chose, et vous vous seriez dit : bon, comment est-elle arrivée à ce résultat ?

Et vous ne voyiez pas les étapes intermédiaires. Vous ne voyiez pas les erreurs qu’elle avait peut-être commises dans cette logique. Maintenant, avec le modèle strawberry, model 1.0, le plus récent qui est encore en phase de test. C’est beaucoup plus intéressant parce qu’il décompose réellement la tâche en étapes et vous pouvez le voir traiter et dire : d’accord, maintenant je vais accéder à des sites web pour extraire des informations.

Maintenant je traite cela. Maintenant je lance quelques calculs mathématiques et cela est en quelque sorte détaillé, donc vous pouvez au moins avoir l’impression de comprendre d’où cela vient. C’est aussi beaucoup meilleur pour décomposer ces tâches complexes en sous-tâches, donc vous pouvez réellement lui demander d’accomplir ce que je viens de vous demander, à savoir faire des prévisions.

Du genre : qu’allez-vous faire ? Et il l’explique étape par étape. Et ensuite, vous pouvez gagner en confiance en sachant que vous ne manquez pas un élément important. Et puis en PPC, je dirais quelque chose comme : est-ce qu’il prend en compte le fait que le brand et le non-brand peuvent avoir des performances différentes, n’est-ce pas ? Et si vous voyez, oh, il met tout simplement tout ensemble, alors vous pouvez lui dire : oh, s’il vous plaît, séparez cela en brand versus non-brand, puis lancez l’analyse.

C’est donc une façon, selon moi, de potentiellement gagner davantage de confiance dans ce qu’il fait.

**Sophie Fell:** Oui, bien sûr. Je pense que si je pouvais voir ces étapes, j’aurais moi aussi beaucoup plus confiance en lui, parce que je ne sais pas si c’est personnel ou général, mais j’ai un peu de méfiance quand quelque chose vient de Chat GPT, je ne lui fais pas encore totalement confiance. Ou comme vous l’avez dit, je me dis : d’accord, mais comment est-il arrivé à cette conclusion ?

Qu’est-ce qu’il prend en compte ? Et comme vous l’avez dit, quand on fait ça depuis si longtemps, on a ses processus, n’est-ce pas ? On a ses sources de données sur lesquelles on s’appuie pour obtenir ces informations.

Et oui, je devrais être plus ouverte à cela. Mais encore une fois, je pense que voir le raisonnement derrière renforcerait certainement cette confiance.

**Frederick Vallaeys:** Vous venez de mentionner les sources de données, n’est-ce pas ? Et donc c’est un point majeur. Et vous avez dit que vous êtes tombée amoureuse des données et de l’analytique. Et à quel point ces données sont-elles importantes ?

Pensez-vous que pour l’avenir du marketing, il y aura davantage d’automatisation, moins de contrôle manuel ? Comment les données s’inscrivent-elles là-dedans ?

**Sophie Fell:** Je pense que c’est une fonction essentielle. En tant qu’experts PPC, personnes qui gèrent le paid media, ce genre de choses, je pense que nous devons nous habituer à perdre ces contrôles manuels, n’est-ce pas ?

Donc, par exemple, des choses comme PMAX, la réaction à PMAX et le fait que ce soit, au début, cette boîte noire du reporting et ce manque de contrôle, cela s’est amélioré avec le temps, mais je pense que nous avons tellement l’habitude d’avoir tous les leviers, n’est-ce pas ? Et, vous savez, il y a 10 ans, le CPC manuel, vous suiviez chaque enchère, vous savez, il y avait tellement de contrôle que nous avions.

Et aujourd’hui, le contrôle est moindre, mais encore une fois, il faut s’y habituer. Donc avec les RSAs et des choses comme ça, on se dit : d’accord, j’ai mes inputs. J’ai encore le contrôle. Mais je fais confiance à l’algorithme pour, en quelque sorte, vous savez, trouver la solution à ma place. Et je pense que c’est une très grande étape, et certaines personnes n’y sont toujours pas.

Vous savez, certaines personnes ne font toujours pas confiance aux RSAs, aux stratégies de Smart Bidding et à ce genre de choses. Donc je pense que pour toute personne qui veut un avenir durable dans le paid media et le PPC, c’est cette capacité à s’adapter à laquelle nous allons devoir nous habituer.

**Frederick Vallaeys:** Il vaut mieux embarquer avec le power pair.

**Sophie Fell:** le power pair.

Oui, exactement, et je pense que le PPC évolue tellement vite en ce moment, si rapidement. Si quelqu’un s’éloigne de la gestion opérationnelle pendant six mois ou un an, il peut revenir et ne plus reconnaître du tout l’interface, Demand Gen, ou l’un des nombreux éléments en mouvement en ce moment.

C’est parfois un peu écrasant, tout ce qu’il y a.

**Frederick Vallaeys:** Alors décomposons cela. L’une des choses que vous venez de mentionner, ce sont les leviers. Vous n’avez pas nécessairement moins de leviers, n’est-ce pas ? Vous pouvez toujours faire des enchères manuelles et vous avez ce levier du CPC, mais vous ne voulez probablement pas l’utiliser parce qu’il sera moins précis que l’utilisation d’une certaine automatisation. Donc, à mesure que vous passez à l’automatisation et que vous avez maintenant la possibilité de définir, vous savez, vous pouvez maximiser la valeur de conversion, mais vous pouvez toujours définir un tROAS.

Donc c’est votre levier. Alors, comment réfléchissez-vous à ces leviers ? Quand voulez-vous les activer et comment déterminez-vous ce qu’ils doivent être ? Comment se passe cette conversation avec le client dans ce monde où l’on dit : hé, je viens d’embaucher une agence, et genre, vous ne mettez pas tout simplement tout dans Google et Google fait tout pour nous ?

Genre, qu’est-ce que vous faites encore concrètement ?

**Sophie Fell:** C’est une bonne question. Et encore une fois, mon approche un peu old school, vous savez, qui est apparemment old school à ce stade. Je pense qu’il s’agit de... je crois toujours aux fondamentaux de la recherche de mots-clés, à des structures de campagne solides, à toutes ces choses. Et ce sont les éléments que nous avons tendance à passer en revue plus spécifiquement avec nos clients.

De même, je pense que nous obtenons souvent cette réaction avec les RSAs. Les gens ne font pas confiance. Donc pas nécessairement les personnes au sein d’une agence, mais peut-être qu’un client n’est pas prêt pour les RSAs, ou encore une fois, pour perdre le contrôle de chaque combinaison d’annonces qui peut apparaître, et je pense que nous devons aussi souvent aborder cela avec les clients.

**Frederick Vallaeys:** Approfondissons un peu cela, n’est-ce pas ? Donc je suppose que cela varie, mais vous pouvez épingler certains éléments. Adoptez-vous davantage une approche du type : faisons tourner toute l’annonce pour savoir exactement ce qui va sortir ? Ou avez-vous une manière de convaincre le client que cela conduit effectivement potentiellement à de meilleurs résultats et qu’au minimum, cela devrait être testé ?

**Sophie Fell:** Oui, je pense que oui. Donc je suis encore plutôt anti-épinglage. J’essaie vraiment, si nous allons utiliser le Smart Bidding et les RSAs, de laisser l’algorithme faire son travail, ce qui n’est pas très contrôle-freak de ma part, alors que je suis contrôle-freak dans tous les autres aspects. Mais avec les RSAs, je me dis : d’accord, je te fais confiance, Smart Bidding.

Je pense que, vous savez, il y a quelques années, j’ai travaillé avec une énorme marque SaaS américaine qui ne voulait pas utiliser les RSAs. Donc techniquement, ils avaient des RSAs, mais ils ne mettaient que trois inputs pour les titres, deux pour les descriptions, et épinglaient tout, et c’était leur façon d’avoir ce contrôle, je suppose, sur les annonces que les gens voyaient et ce genre de choses.

Nous avons essayé de les convaincre d’utiliser les RSAs et ils ne voulaient pas, et c’était très bien. Et je pense qu’il y aurait pu y avoir beaucoup de valeur à le faire.

**Frederick Vallaeys:** Eh bien, oui, mais vous parlez ici d’une grande marque SaaS, et je pense que si vous avez une marque très forte et reconnaissable, vous avez beaucoup plus de marge de manœuvre, parce qu’une grande partie de votre CTR et de votre taux de conversion viendra du fait que les gens vous connaissent, vous font confiance. Il y a donc moins de persuasion, moins d’expérimentation que Google doit faire pour atteindre ce point du clic et de la conversion.

Mais si vous êtes une marque moins connue, eh bien, parfois on ne sait pas ce qu’on ne sait pas, n’est-ce pas ? Et c’est là qu’il est utile de donner à Google quelques options et de laisser le RSA être un RSA. Et d’ailleurs, il y a une nouvelle étude.

Optmyzr a mené un certain nombre d’études. L’une d’elles porte sur l’ad strength. Je parie que votre client qui épinglait tout avait des niveaux d’ad strength assez faibles, mais de bons résultats. Je parie aussi, non ?

**Sophie Fell:** Oui, je pense que, personnellement, j’aurais aimé les voir faire un peu mieux. Mais dans l’ensemble, ils étaient satisfaits

**Frederick Vallaeys :** L’étude que nous venons de publier dit essentiellement que, même ainsi, les annonces les plus performantes sur une base de CPA et de robustesse ont tendance à être celles avec les libellés de force d’annonce les plus faibles. Si vous avez un excellent libellé de force d’annonce, vous avez en fait tendance à moins bien performer aujourd’hui.

Le seul point à retenir ici, c’est de ne pas faire aveuglément confiance à tout ce que dit Google, parce que Google dit essentiellement, sur la base de tous les annonceurs ayant jamais existé : « Voici les éléments qui ont tendance à être corrélés à ce que nous pensons être de meilleures performances », n’est-ce pas ?

Donc, donnez-nous plus de variations, faites moins de spinning, laissez le système trouver la solution. C’est ce qu’ils poussent, mais si vous savez vraiment ce que vous faites ou si vous travaillez avec une agence compétente, alors tout va bien. Vous savez, si Google vous dit qu’il n’y a pas assez de variations dans les titres, mais que vous avez trouvé le titre qui tue, celui qui va générer la conversion et le clic.

Alors vous n’avez pas besoin de vous soucier des moyennes de l’humanité entière pour obtenir vos résultats, parce que vous, en tant qu’individu, êtes différent. Voilà donc une étude que nous avons publiée. Et puis l’autre portait sur le fait d’épingler, n’est-ce pas ?

En gros, cela dit que plus vous pouvez « brain automation systems », plus vous avez vos propres biais et préjugés sur ce qui va fonctionner. Cela n’aide pas vraiment la machine. Cela la met dans une boîte où elle n’est pas capable de faire un aussi bon travail que si vous lui disiez simplement : allez-y.

**Sophie Fell :** Oui, et je peux le comprendre, c’est pourquoi, personnellement, quand cela dépend de moi, j’essaie d’éviter l’épinglage. Je comprends si vous voulez vous assurer que votre marque apparaisse à un certain endroit, vous savez, je comprends les raisons courantes pour lesquelles on voudrait épingler, mais je pense que, dans la majorité des cas, encore une fois, si vous utilisez des RSA et le smart bidding, il faut laisser Google faire son travail

**Frederick Vallaeys :** Oui, exactement. Maintenant, parlons un peu plus des données, d’accord ?

Vous avez souligné que si les données sont bonnes, alors la paire de puissance fonctionnera correctement. Mais qu’est-ce que cela signifie, des données de bonne qualité ? Et je pense que nous voyons cela souvent chez les annonceurs B2B de génération de leads. Ils ont du mal parce qu’un lead, c’est simplement quelqu’un qui remplit un formulaire, et la majorité de ces leads n’est pas bonne.

Vous alimentez le système sur cette base. Et je dirais que ce ne sont pas de bonnes données, n’est-ce pas ? Alors, comment, en tant qu’agence, définissez-vous de bonnes données et comment les transmettez-vous à Google ?

**Sophie Fell :** Je pense qu’il s’agit encore une fois de respecter les bonnes pratiques de Google. Nous ne respectons pas toujours les bonnes pratiques de Google, mais je pense que dans ce cas, cela a du sens, en particulier si vous utilisez le smart bidding.

Donc, encore une fois, il s’agit évidemment d’avoir le suivi des conversions en place, idéalement le suivi des conversions amélioré. Mais il s’agit aussi de ces événements de conversion plus légers, n’est-ce pas ? Par exemple, comme vous l’avez mentionné pour une entreprise de génération de leads : les inscriptions à la newsletter sont-elles importantes pour vous ? Les demandes d’essai gratuit ou de démo ? Ce genre de choses. Et je pense qu’en faisant cela, vous pouvez aider à nourrir l’algorithme avec ce dont il a besoin. Et je pense que si vous constatez une qualité très faible à la suite de vos annonces de génération de leads, il est important de voir où vous pouvez aussi attribuer des valeurs à ces actions.

Donc, vous savez, faire le calcul : combien de leads deviennent des MQL puis des SQL, vous savez, vous finissez par attribuer ces valeurs, et je pense que cela peut vraiment aider à générer ces leads.

**Frederick Vallaeys :** Donc vous parlez de deux choses, n’est-ce pas ? D’un côté, vous n’avez pas assez de conversions.

Pensez à ces inscriptions à la newsletter et à ces micro-conversions pour donner un signal au système afin qu’il puisse construire progressivement vers l’obtention de davantage de ce que vous voulez vraiment, qui n’est même pas le lead, mais la vente, n’est-ce pas ? Mais il faut alimenter la machine jusqu’à ce qu’elle atteigne ce point.

Et puis la deuxième chose dont vous parlez, et que j’entends, c’est qu’il faut attribuer une valeur à ces conversions. Donc, même si vous regardez maintenant les ventes réelles, toutes les ventes ou tous les leads n’ont pas la même valeur. Et je pense que la difficulté a souvent été : comment définir cette valeur ? Alors, à quoi ressemble le processus avec vos clients ?

Comment faites-vous pour qu’ils n’aient pas peur ? Le perfectionnisme freine le progrès, parce que je vois beaucoup d’annonceurs dire : « Je ne vais pas mettre de valeur parce que je ne sais pas quelle est la bonne valeur. » Et donc ils ne font rien. Et le point que je veux généralement faire valoir, c’est que même si vous pouvez dire que ceci est légèrement mieux que cela, même si vous ne savez pas exactement quel devrait être ce chiffre, cela aide la machine à indiquer : d’accord, c’est 5 % mieux.

Ce n’est peut-être pas le bon chiffre. Mais maintenant, elle sait que je préfère cela à autre chose. Alors, comment procédez-vous avec les clients et avec votre gestion des données ?

**Sophie Fell :** Oui. En général, nous essayons de raisonner à rebours, n’est-ce pas ? Donc nous avons une vente, nous regardons quel est le panier moyen.

Des leads générés par Google Ads, pas nécessairement de tout, parce que cela variera, mais en général le panier moyen provenant de Google Ads, puis nous remontons vers un SQL puis un MQL, et encore une fois les pourcentages de personnes qui atteignent chacun de ces stades.

Et si vous continuez à remonter, vous finissez par déterminer la valeur que vous pouvez attribuer à un lead sur la base de ce calcul.

Nous essayons donc autant que possible de faire cela. Certains endroits diront que chaque lead a de la valeur ou que chaque inscription à la newsletter a de la valeur et, vous savez, mais je pense que pour donner, encore une fois, si vous utilisez le smart bidding, je pense que pour lui donner les meilleurs résultats possibles et obtenir la meilleure qualité en retour.

Là où vous pouvez utiliser les données et les mathématiques pour étayer cela. Je pense que cela aide, en tout cas d’après mon expérience.

**Frederick Vallaeys :** Et je pense que c’est l’un des domaines où l’IA générative peut être très utile. Je pense à l’IA générative selon trois niveaux d’utilisation, n’est-ce pas ? Vous pouvez l’utiliser pour faire plus vite des choses que vous faites déjà.

Comme nous parlions de votre processus. Si vous pouvez dire à GPT : voici ce que je fais. Voici comment j’analyse les mots-clés. Voici les cinq étapes. Fais-le simplement pour moi, rends-moi plus rapide. Ou vous pouvez l’utiliser pour apprendre quelque chose de nouveau, et c’est de cela que nous parlons, n’est-ce pas ? Vous voulez donc mieux modéliser la valeur d’un lead, mais vous n’êtes peut-être pas très à l’aise avec les statistiques, comme moi.

Et donc je me dis : oui, je peux un peu attribuer des valeurs, mais j’aurais probablement pu faire mieux si je comprenais un peu mieux les statistiques. L’IA générative peut m’aider à apprendre les statistiques. Et si je suis prêt à consacrer du temps pour vérifier qu’elle m’enseigne bien la bonne chose, elle peut m’aider à le faire plus vite.

Et puis le troisième domaine, que je considère comme très risqué, c’est de dire : écoutez, je pense que je devrais attribuer de meilleures valeurs à ces leads, mais les statistiques ne m’intéressent pas du tout. Je vais simplement demander au système de me sortir quelque chose et je vais m’en contenter. C’est dangereux, parce que maintenant vous ne validez pas le travail.

Vous n’apprenez pas réellement, et c’est là que les hallucinations erronées peuvent potentiellement tuer les performances de la campagne, et cela pourrait être suffisamment grave pour que votre manager vienne vous voir en disant : « Désolé, la gestion PPC n’est pas faite pour vous, allez chercher un autre travail. »

**Sophie Fell :** J’espère que non. Enfin, ce serait difficile à entendre après 10 ans.

En tant que marketeurs, nous parlons de cela tout le temps, mais vous savez, cette prise de décision fondée sur les données, revenir aux données, toutes ces choses, je pense qu’en tant qu’industrie, nous n’y sommes toujours pas. J’aimerais dire que si, que nous pensons tous de manière statistique, mais ce n’est pas le cas, et pas toujours, tout le temps, ce n’est pas toujours possible, n’est-ce pas ?

C’est ce qui rend cela si difficile, je pense. Mais dans un monde idéal, nous aurions des volumes de leads et des valeurs exacts, et des choses comme ça pour vraiment aider à alimenter les algorithmes.

**Frederick Vallaeys :** Ça a du sens. Changeons un peu de sujet. Vous avez travaillé sur le SEO et vous avez évidemment des équipes SEO chez Two Trees.

Comment voyez-vous l’interaction entre SEO et PPC à l’avenir, à mesure que l’automatisation prend de plus en plus d’ampleur ?

**Sophie Fell :** Oui. Je pense que c’est un sujet vraiment intéressant, parce que je vois encore des équipes PPC et SEO cloisonnées, presque en opposition, ou en train d’essayer de s’attribuer le mérite, et personnellement, je ne comprends pas cela. Donc, je pense que l’endroit où nous devons arriver, c’est qu’aujourd’hui nous avons l’IA générative pour créer des textes publicitaires.

Nous en sommes à ses tout débuts, n’est-ce pas ? Il y a beaucoup de retours humains. Il y a encore beaucoup d’interventions manuelles, dans une certaine mesure, pour corriger ce que l’IA générative a produit. Ce ne sera pas le cas pour toujours, n’est-ce pas ? Tous les retours que nous donnons. Et encore une fois, à mesure que les modèles de langage évoluent et apprennent, nous ne serons pas toujours dans une situation où une intervention manuelle est nécessaire.

Je peux un peu voir, c’est mon futur dystopique, je peux imaginer une situation où l’IA générative utilise encore, peut-être, cette source unique de données, que ce soit le contenu du site web ou, encore une fois, une énorme saisie manuelle de contenu, mais j’imagine qu’à ce stade ils ne voudront pas de ce type d’interaction humaine, n’est-ce pas ?

Donc, je pense qu’il y a cette source unique d’information, peut-être un site web, que le PPC et l’IA générative utilisée dans le PPC peuvent exploiter selon les besoins pour chaque personne au moment de l’enchère, c’est ce que j’imagine à terme. Je pense donc qu’encore une fois, pour réussir en PPC, il faut apporter cette contribution au contenu du site web ou au contenu transmis à l’IA afin de créer des annonces qui fonctionnent vraiment et disent les bonnes choses.

**Frederick Vallaeys :** Oui, cela a du sens. Est-ce donc la mort du SEO ? Je pense que c’est la mort du SEO tel que nous le connaissons. Le but du SEO n’est plus d’être l’un des liens bleus sur la page de résultats de recherche, et répéter des informations connues ne suffit plus.

Vous voulez apporter quelque chose d’unique, parce que c’est cette chose unique que le système génératif va repérer et intégrer à sa synthèse et à sa réponse. Mais nous devons, et je pense que c’est vrai à la fois pour le PPC et le SEO, accepter le fait que la manière dont le consommateur en vient à acheter auprès des entreprises que nous soutenons va être fondamentalement différente.

Mais ce système génératif a besoin d’une énorme quantité d’informations. En fait, certains disent qu’il a déjà ingéré tout Internet. Alors, comment devient-il meilleur ? Eh bien, une réponse à cela est que nous devons en réalité créer de meilleurs contenus, davantage de contenus. Il y a donc plus de travail pour le SEO afin d’aider les LLM à devenir encore plus sophistiqués, mais nous devons accepter le fait que cela ne conduira pas nécessairement les gens à visiter notre site web.

En réalité, cela va réduire le temps passé sur le site. Je pense que l’importance d’une landing page n’est plus si énorme. Ce sont les landing pages pour la transaction, parce que si quelqu’un a une conversation avec l’IA générative, il va rester là et poser toutes les questions.

Il va obtenir toutes les informations. Il saura avec quelle entreprise il veut travailler parce que vous lui aurez fourni ces informations. Au moment où il arrive chez vous, vous n’avez plus besoin de le convaincre. Vous n’avez pas besoin d’avoir une belle landing page. Vous avez juste besoin d’un processus de paiement simple. Je pense que c’est le cadeau.

**Sophie Fell :** Absolument. Oui. Et je pense encore une fois, cela ne veut pas dire, comme vous l’avez dit, que le SEO est mort, mais il est nouveau. Voilà. Et encore une fois, il se passe tout cela de nouveau. Et pour les annonceurs et les marques, il faut en quelque sorte prendre cette décision maintenant. Très, très bientôt : allons-nous commencer à optimiser pour les chatbots IA, vous savez, l’IA générative, les LLM, est-ce cela que nous faisons ?

Ou allons-nous continuer à faire les choses comme nous les avons toujours faites ? Et vous savez, quand nous serons tous plus ou moins forcés d’emprunter la voie de l’adoption ou de disparaître, vous savez, vous n’aurez pas cette richesse de données que d’autres marques ont. Donc je pense que nous sommes à un moment très intéressant en ce moment, parce que l’IA générative n’est pas parfaite.

Et les chatbots ne sont pas parfaits, et la nouvelle expérience de recherche n’est pas parfaite, mais elle le sera très rapidement.

**Frederick Vallaeys :** Je veux dire, pensez à Google il y a 20 ans, n’est-ce pas ? Ils réindexaient le web toutes les quelques semaines. Donc toutes les données étaient toujours obsolètes, toujours périmées. Mais regardez Google aujourd’hui : vous publiez une modification sur votre page web et, en une seconde, ils le savent probablement déjà et l’ont pris en compte.

C’est fou. Et nous allons voir cette même évolution dans les systèmes génératifs. Et puis il y a aussi la loi d’Amara. Elle dit que nous surestimons l’impact à court terme et sous-estimons l’impact à long terme d’une technologie. Nous allons donc avoir toutes ces pensées du genre : oh mon Dieu, notre secteur est en train de changer, à très court terme nous allons tous perdre notre emploi, nous allons faire du SEO et du PPC différemment.

C’est probablement exagéré, mais ce que nous ne regardons pas, c’est à quel point le commerce et la manière de faire des affaires seront fondamentalement transformés dans 10 ans, à plus long terme. Parce que nos esprits ne peuvent même pas saisir à quoi cela ressemblera.

**Sophie Fell :** Non, et je pense que c’est presque effrayant, n’est-ce pas ?

C’est excitant, mais je pense que c’est aussi un peu effrayant. Je pense donc à ma fille de 10 ans, et je me dis que je n’ai aucune idée du métier qu’elle aura. Je n’ai aucune idée du téléphone qu’elle aura. Vous savez, quand je serai vieille, je n’arrive même pas à imaginer à quoi ressemblera son monde. Et je pense que nous vivons une période très intéressante en ce moment.

Le PPC, le SEO, le marketing en général, je pense que nous sommes presque à l’aube de quelque chose de vraiment grand. Et encore une fois, c’est presque comme le bug de l’an 2000 : croyez-vous que cela va changer ? Et êtes-vous prêt à suivre le mouvement ? Ou allez-vous dire non, je n’adopte pas cela. Cela n’arrivera jamais et vous serez laissé pour compte.

**Frederick Vallaeys :** Exactement. Et je suis d’accord avec vous, n’est-ce pas ? Donc si vous n’y croyez pas, ou si vous ne montez pas à bord, vous serez parmi ces 95 % de personnes qui perdent leur emploi. J’écoutais Bill Gates dans une interview, et il faisait remarquer que lorsque le téléphone est apparu, on pouvait imaginer : d’accord, cet appareil est capable de faire ces choses, mais ce sera toujours un téléphone.

Et donc il y a moins de peur parce que c’est utile, c’est pratique, et on voit où cela va, mais avec quelque chose comme l’IA générative et l’intelligence artificielle, et potentiellement l’intelligence artificielle générale, nous ne pouvons tout simplement pas imaginer ce que cela signifie. Et c’est pourquoi c’est à la fois excitant et effrayant.

Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais je pense que le message, à l’heure actuelle, serait de monter à bord, comme votre collègue qui fait toutes ces choses incroyables avec GPT pour être plus efficace, pour faire de nouvelles choses qu’il ne pouvait pas faire auparavant. Voilà le plan, n’est-ce pas ? C’est le type de personne qui, je pense, sera la plus valorisée dans l’entreprise, et qui sera dans la meilleure position pour survivre à cette grande transition.

**Sophie Fell :** Oui, exactement. Et je pense aussi qu’une partie de cela est légèrement liée à l’âge, qui sait ? Je n’ai que 30 ans et je ne suis pas prête à tout assimiler. Oui, et je pense encore une fois, à quoi cela va-t-il ressembler ? À quoi va ressembler son adoption ? Je veux dire, allons-nous toujours avoir des traditionalistes du PPC, vous savez, qui feront toujours les choses de manière manuelle ?

J’ai du mal à imaginer que Google laissera cela durer éternellement. Vous savez, je pense qu’à un moment donné, il y aura ce point de bascule : d’accord, plus de saisie manuelle, mais votre contribution sera désormais ceci, et ce sera quelque chose de complètement différent. Donc oui, c’est vraiment un sujet intéressant.

**Frederick Vallaeys :** Donc, quand vous avez parlé des fondamentaux et d’un traditionaliste du PPC, cela sera-t-il encore utile ? Et je dirais que non, vous ne voulez pas être comme la personne qui insiste pour faire les choses à l’ancienne.

Cependant, je pense qu’il faut quand même connaître les fondamentaux, parce qu’à un certain niveau, cela vous indique quels sont les leviers que vous pouvez actionner pour amener l’IA générative.

À aller dans une direction différente. Et donc je suis curieux, dans une agence, quand vous avez cette jeune génération qui rejoint l’entreprise et qui n’a jamais travaillé avec un CPC manuel et qui ne sait pas comment le taux de conversion peut faire partie de la formule du coût par acquisition, et qui arrive en disant simplement : activez le smart bidding, activez les RSA, tout automatiser.

À quel point voulez-vous leur inculquer les fondamentaux ? Leur enseignez-vous les fondamentaux ou leur enseignez-vous des compétences complètement nouvelles au sein de l’agence parce qu’un nouvel ensemble de compétences est nécessaire dans ce nouveau monde ?

**Sophie Fell :** Oui. Et je pense que, encore une fois, cela revient à ces deux approches différentes, n’est-ce pas ?

Pour moi, je dirais qu’en ce moment, je suis en quelque sorte une traditionaliste du PPC. Enfin, je ferai du smart bidding, des RSA, du Performance Max et des choses comme ça, mais je sais que ce ne sera pas toujours comme ça, mais je ne suis pas encore prête pour cette prochaine étape, en termes d’utilisation permanente ou de dépendance à l’IA générative ou à GPT et à des choses comme ça pour m’aider dans mon rôle.

Donc, pour moi, avec les jeunes de 20 ans dans l’entreprise, je veux toujours, comme vous l’avez mentionné, ces fondamentaux, cette compréhension du pourquoi. Ainsi, quand nous parlons de smart bidding, il y a encore cette compréhension de : d’accord, il y a le processus d’enchère, et il y a les données, et il y a les données historiques, et je pense que oui, avoir cette connaissance fondamentale est important. Cependant, j’apprends aussi d’eux, n’est-ce pas ?

Quand ils disent : « Hé, tu peux en fait faire des prévisions à l’ancienne et cela prend cinq minutes, pas cinq heures. » Vous savez, il y a aussi cet aspect-là, donc je pense que, vous savez, si nous pouvons prévoir la saisonnalité sans, encore une fois, aller chercher manuellement toutes ces données, les assembler, les mettre dans un graphique, et que nous pouvons faire cela en 10 minutes, alors cela va vraiment changer beaucoup de choses.

Je pense donc que cela fonctionne dans les deux sens. J’aimerais inculquer les valeurs presque traditionnelles du PPC, mais qu’ils soient assez courageux pour me dire ce qu’il y a d’autre, vous savez.

**Frederick Vallaeys :** Oui, je veux dire, vous me faites penser que c’est un peu comme les générations et les familles, n’est-ce pas ? Il n’y a pas de séparation nette du type : voilà les gens d’avant et voilà les gens d’après.

Ces personnes vivent ensemble, elles apprennent les unes des autres, et les enfants sont généralement un peu plus réticents à écouter les conseils des plus âgés. Mais malgré tout, les parents répètent encore et encore. Et donc, à terme, une partie de cela est absorbée par les enfants. Et je me demande si ce n’est pas la même chose dans une agence, n’est-ce pas ?

Vous avez donc cette jeune génération qui arrive, et il ne s’agit pas de nous contre eux. C’est plutôt : « Hé, tu as fait des choses intéressantes. Peux-tu m’expliquer comment cela a fonctionné ? » Oh, et puis vous pouvez dire : « Eh bien, sur la base de ma compréhension fondamentale, cela a peut-être été une excellente approche, mais pourquoi ne pas réfléchir à cette autre chose que vous auriez pu demander à l’IA générative de faire ? »

Et ainsi, en tant qu’équipe, tout le monde passe à un niveau d’efficacité extrême dans ce nouveau monde

**Sophie Fell :** Oui, absolument. Et encore une fois, je pense que, vous savez, vous avez mentionné plus tôt l’IA générative, la façon dont vous pouvez obtenir le processus et les étapes, et je pense que cela plaît encore une fois au traditionaliste en moi, à la personne qui veut comprendre le fonctionnement, n’est-ce pas ?

Je veux comprendre le fonctionnement et je veux enseigner le fonctionnement, afin que mon équipe comprenne comment cela fonctionne ou pourquoi leur contribution produit tel résultat. Donc, encore une fois, quand il a dit qu’il avait fait une prévision dans Chat GPT, j’étais horrifiée, mais comprendre les étapes impliquées et les données impliquées, encore une fois, nous pouvons être beaucoup plus efficaces si je commence simplement à adopter ces choses.

**Frederick Vallaeys :** Oui.

**Sophie Fell :** Oui.

**Frederick Vallaeys :** Et puis c’est intéressant. En tant que fondateur d’une entreprise SaaS, j’y pense aussi, n’est-ce pas ? GPT est évidemment utile, mais le problème, c’est que lorsque vous allez dans GPT et que vous voulez faire une analyse sur des données publicitaires, il faut d’abord récupérer ces données. Il faut les fournir à GPT, puis vous faites la modélisation, puis vous en tirez le code Python.

Maintenant, il y a ce concept de dérive. Donc, si vous posez la même question à GPT plusieurs fois de suite, il ne vous donnera pas exactement la même réponse. Cela peut conduire au même résultat, même si le code Python serait écrit différemment, mais il produit le même résultat, sans même que ce soit garanti.

Parfois, le code Python peut fonctionner. Parfois, il peut y avoir une erreur dans le code Python. Et c’est là que je me demande comment nous pouvons prendre ces méthodologies que les gens découvrent. Comme, oh, il est vraiment facile de faire une analyse de saisonnalité dans GPT. Oui. Mais que se passerait-il si vous pouviez intégrer cela dans un outil comme Optmyzr ?

Et maintenant, vous pouvez dire : d’accord, sélectionnez mes campagnes de marque. Et nous savons déjà quelles sont les campagnes de marque, parce que vous les avez étiquetées, ou nous les avons identifiées grâce aux mots-clés, et vous faites l’analyse. Et là, vous vous dites : oh, c’est vraiment intéressant. Maintenant, laissez-moi le faire. En deux clics, pour un ensemble spécifique de produits ou une zone géographique précise.

Et c’est là que, vous savez, GPT est un excellent outil pour l’idéation, mais je pense qu’au final, les gens veulent toujours travailler dans les outils, le logiciel de messagerie, ils ont le système de gestion de liste de tâches. Ils veulent que cela intègre de la génération native et qu’ils puissent utiliser toutes ces nouvelles technologies géniales, parce qu’au bout du compte.

Utiliser la génération seule peut en réalité être plus lent. Et je l’ai constaté très clairement lorsque j’ai commencé à écrire des scripts. C’était il y a quoi, 15 ans ? Ces scripts faisaient gagner énormément de temps. Pris individuellement, oui, mais ensuite j’ai fini par avoir tellement de scripts à maintenir et j’ai dû installer le script dans chaque compte.

Et puis je devais faire en sorte que Google change quelque chose. Donc, à ce moment-là, j’avais 50 comptes pour lesquels je devais aller modifier individuellement ce script afin de m’assurer qu’il continuait à fonctionner. Et c’est ce que je pense que les gens vont bientôt réaliser : oui, GPT est formidable, mais il faut l’intégrer dans votre logiciel d’entreprise, votre logiciel de gestion, que vous avez déjà.

**Sophie Fell :** Oui, je suis d’accord. Et je pense, vous savez, j’aimerais aussi voir Google Ads faire davantage cela, n’est-ce pas ? Je veux voir, vous savez, si mes CPC baissent, je veux que vous preniez en compte tous les impacts possibles, externes et internes, et que tout soit réuni au même endroit. Alors qu’aujourd’hui, par exemple, vous savez, nous recevons un rapport de Google et il peut dire : vous avez fait ceci, vous avez modifié cette chose, et maintenant vos CPC sont élevés, ou bien il y avait un nouveau concurrent, et cela s’arrête un peu là.

Mais j’aimerais vraiment que nous arrivions à un point où tous ces facteurs externes soient pris en compte, comme : oh, il pleuvait, donc tout le monde était de mauvaise humeur. Cela s’est produit, et aussi tout l’impact de choses comme la confiance des consommateurs ou l’actualité. Et j’aimerais vraiment que Google Ads puisse nous dire cela, mais encore une fois, comme vous l’avez dit, dans la plateforme, pas après coup

**Frederick Vallaeys :** Google est un peu lent, donc je vais voir si je peux intégrer cette fonctionnalité dans Optmyzr.

Vous allez Google, l’un ou l’autre. Eh bien, Sophie, c’était très passionnant. Merci d’avoir apporté autant d’énergie et d’avoir partagé toutes vos réflexions sur le PPC génératif. Y a-t-il autre chose que vous voulez que les gens sachent, ou comment peuvent-ils vous contacter ?

**Sophie Fell :** Alors vous pouvez nous trouver sur <a href="http://twotreesppc.com/" target="_blank" rel="nofollow noopener">twotreesppc.com</a>. Vous pouvez me trouver sur LinkedIn et X @sophiefellppc.

Je parle toujours de PPC et je râle parfois aussi à propos du PPC. Donc vous pouvez me trouver à ces endroits-là. Et oui, <a href="http://twotreesppc.com/" target="_blank" rel="nofollow noopener">twotreesppc.com</a>

**Frederick Vallaeys :** Très bien. Merci, Sophie. Et merci à tous de nous avoir regardés. Si vous avez apprécié cet épisode et que vous voulez voir les prochains et recevoir des notifications, veuillez cliquer sur le bouton d’abonnement et nous vous informerons lorsque de nouveaux épisodes seront disponibles.

Merci de nous avoir regardés et à bientôt pour le prochain.


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*Source: [Le PPC à l’ancienne vs. le PPC à l’ère de l’automatisation et de l’IA générative](https://www.optmyzr.com/fr/ppc-town-hall/old-school-ppc-vs-ppc-in-the-era-of-automation-and-generative-ai/)*
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